
Nom du blog :
mesereth
Description du blog :
Textes et poésies à mettre en musique.
Catégorie :
Blog Art
Date de création :
14.01.2008
Dernière mise à jour :
02.08.2009
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· Petites larmes (Mesereth, janvier 2009)
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· Mesereth
Petites larmes
De joie
Elles te donnent du charme
Et dans mon cœur elles font la loi
Je n'en mène pas large
Je suis transie de toi
Je sais que nous n'avons plus l'âge
Pourtant j'ai chaud, j'ai froid
Refrain :
Ce qui nous avait séparé
A disparu
La vie nous a retrouvés
Nous nous sommes revus
Petites gouttes
De pluie...
Sur tes joues elles m'envoûtent
Tes yeux brillent dans la nuit
Je sens que je défaille
Le présent vient sans bruit
Je veux que le passé s'en aille
Maintenant je te suis
Refrain
Douce rosée
Du matin
Se laisse deviner,
Doucement se fraie un chemin
Sur ta peau, sur ma peau,
Il est bientôt demain
Et nous savons qu'il sera beau...
Ton cœur bat près du mien
Refrain
On est presque seuls, mon amour
Heureusement, c'est un peu faux
Combien se disent des « toujours »
Cachés au fond des lits bien chauds
refrain :
Maintenant dors et n'ai pas peur
On survivra quoi qu'il arrive
On survivra même si on meurt
On s'aimera sur l'autre rive
Je me sens heureuse avec toi
Comment fais-tu pour m'aimer tant ?
Tu crois que tu m'aimes moins que moi
Folie. Ne perdons pas de temps
Moi aussi j'ai été un monstre
Et j'ai cru à mon innocence
Pendant qu'à mon poignet ma montre
Dilapidait tes heures d'absence
Je te chérirai mieux qu'avant
Et j'aimerai ceux que tu aimes
Tous deux on partira devant
Révolu le temps de la peine
Les beaux yeux noirs de mon mari
Cache son âme dans leur nuit
Et moi je vois trente-six étoiles
Quant il me sonde et me dévoile
Je passe de longs mois sans le voir
Mais il me raconte tant d'histoires
Quand le bateau revient à quai
Que j'en suis toute subjuguée
Mon mari ramène la fortune
Celle qui scintille au clair de lune
Mais il ne m'en parle jamais
Son seul cadeau c'est de m'aimer
Il court toujours mille dangers
Mais quand je veux le protéger
Il devient fureur et mon cœur
Cesse de battre car je prend peur
Mon mari ne sait pas marcher
Certains ne l'ont pas remarqué
Chaque mouvement est une danse
Il est né avec cette chance...
Les fées penchées sur son berceau
Ont dit en chœur « comme il est beau !»
Il a souvent dû se défendre
Des jaloux de ses amours tendres
Un jour je voudrais bien partir
Quand l'appel vient de retentir
Que le large attend les marins
Oui, ma belle, c'est déjà demain
Me dit-il tout en m'embrassant
Et il ajoute tout doucement :
Je prépare le long voyage
Pour t'emmener dans mes bagages
J'ai dessiné le temps qu'il faisait
Et je t'ai contemplé.
Tu dressais des tentes
Dans la tempête hurlante.
Les gens arrivaient, épuisés,
Tristes et blasés,
Corrompus jusqu'aux os,
Aspirant au repos
Soleil et lumière sur le papier
Mais toi seul le savais.
Tu connaissais bien
Le nom de tous les tiens.
Pourtant tu ne racontais pas
Tous les faux pas,
Les faux-frères, les amis,
Même les faux-ennemis
J'avais survécu dans ce grand dessin
Berceau de ton destin.
Comme on se voit peu !
Mon cœur te suit des yeux.
Voilà qu'il faut te partager
Sans hésiter
Avec toutes ces foules
Qui affrontent la houle
Comme j'ai longtemps dessiné le temps
Qui passe doucement !
Tu n'étais qu'un homme,
Juste un croqueur de pomme,
Et te voilà roi de la mer
Sur la terre !
Passant, oublie tes peines !
Sous l'eau, ni mot ni haine.
Il écrivait des chansons
Pour des femmes de la rue
Il n'avait d'inspiration
Que pour leur vie sans issue
Il les parait de dentelles
Dont elles n'osaient pas rêver
Des robes de mots si belles
Que peu d'hommes les voyaient
Alors Cendrillon, Peau-d'âne,
Et les princesses anonymes,
Devenaient de grandes dames
Le temps d'un rêve sublime
Mais comme les étoiles filantes
Elles retombaient sur la terre
Cessant d'être scintillantes
Salies par un peu de terre
L'artiste et les prisonnières
Se retrouvaient le matin
Peu importe les barrières
Il les consolait sans fin
Il les berçait doucement
Elles s'endormaient épuisées
Comme emportées par le chant
Qu'il leur avait préparé
Puis il composait longtemps
Pour qu'elles vivent comme des reines
Ne serait-ce qu'un instant
Volé à leur vie de peine
Il écrivait ses chansons
Pour des femmes de la rue
Il n'avait d'inspiration
Que pour vêtir leur corps nu.
J'ai regardé dans mon violon
Juste à côté de son âme
Il y avait
Il y avait
Comme une araignée sur le nom
Sur le nom du luthier
Qui l'avait fait
Qui l'avait fait
Prenant peur j'ai ouvert mes mains
Et sans aucun état d'âme
Je l'ai donné
Je l'ai donné
Comme on offre un pauvre pantin
A des enfants pour qu'ils jouent
A le casser
A le casser
Refrain 1 :
la la la je n'y pense plus,
la la la il pense à moi,
la la la la la la la la,
la la la qui l'aurait cru
la la la il pleure pour moi.
Je me souviens de mon violon
Lorsqu'il était très content
Il y avait
Il y avait
Comme une araignée au plafond
Qui descendait sur son fil
Pour écouter
Pour écouter
Ne crie pas plus fort que mon coeur
Ton corps à feu et à sang
Est bien soigné
Est bien soigné
Le dernier des enfants, d'ailleurs,
Te donne avant de grandir
Son chant léger
Son chant léger
Refrain 2 :
la la la je n'y pense pas
la la la il pense à moi
la la la la la la la la
la la la qui savait ça
la la la il joue pour moi.